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Michel Amouzou Akpo Ayassou
Portrait de Michel Amouzou Akpo Ayassou
Togbui Ayassou Amouzou

Michel Amouzou
Akpo Ayassou

VIIe Agnigbafio de Kouvé · Député du Togo

1910 — 28 novembre 1975

Il a porté la voix de Kouvé jusqu'aux Nations unies.

26 avril 2025 · Lomé

La République l'a inscrit parmi les figures de son indépendance

À la veille du 65e anniversaire de l'indépendance, l'État togolais a honoré quarante-deux figures de la marche du pays vers la souveraineté. La cérémonie était présidée par la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé, à l'initiative du président Faure Gnassingbé.

Chefs traditionnels progressistes —
Michel Amouzou Akpo AYASSOU (1910 – 28 novembre 1975)

Sept mois plus tard tombait le cinquantenaire de sa disparition. La famille et la République se sont souvenues de lui la même année, chacune à sa manière.

Qui il était

Un chef traditionnel devenu élu

Michel Amouzou Akpo Ayassou naît en 1910. Il devient le VIIe Agnigbafio de Kouvé-Atchapé, dans l'actuelle préfecture de Yoto : un titre qui fait de lui, pour son village, à la fois un juge, un porte-parole et un dépositaire de la coutume.

Sa vie publique traverse les quinze années qui mènent le Togo de la tutelle à l'indépendance. Il y occupe une place peu commune — celle d'un homme de la chefferie entré dans les assemblées élues, à une époque où ces deux mondes se parlaient peu.

Dès 1946, il siège dans la première Assemblée représentative du Togo, présidée par Sylvanus Olympio. Plus tard, il se rend devant la Quatrième commission de l'Assemblée générale des Nations unies comme représentant des chefs traditionnels du Sud — à la même table qu'Olympio, que le Parti togolais du progrès et que la Juvento. En 1958, les électeurs de Tabligbo-Ouest l'envoient à l'Assemblée nationale.

« … pour avoir commis l'erreur de demander qu'une date pour la proclamation de l'indépendance soit fixée. »
Le motif de l'agression du 11 juin 1958, rapporté par le Livre blanc sur les événements survenus entre le 27 avril 1958 et le 13 janvier 1963, cité par le Dr Robert Ajavon, Naissance d'un État africain, NEA, Lomé, 1989.

L'indépendance qu'il réclamait fut proclamée le 27 avril 1960. Il vécut quinze années encore, et s'éteignit le 28 novembre 1975, à l'âge de soixante-cinq ans.

Chronologie

Dix dates

1910

Naissance

L'année est celle que retient la liste officielle des figures de l'indépendance.

1946 – 1951 · Lomé

La première Assemblée représentative du Togo

Il siège dans la première assemblée élue du territoire, présidée par Sylvanus Olympio. Le Togo est alors sous tutelle : c'est la première tribune où des Togolais parlent au nom des Togolais.

Kouvé-Atchapé

VIIe Agnigbafio

Il porte la chefferie de Kouvé. Les photographies conservées le montrent recevant Mgr Joseph Strebler, archevêque de Lomé, entouré de missionnaires.

1951 · cercle d'Anécho

Commission des listes électorales

Le Journal officiel du Togo le nomme membre de la commission chargée de réviser les listes électorales du deuxième collège.

New York · Nations unies

Représentant des chefs traditionnels du Sud

Devant la Quatrième commission de l'Assemblée générale, il prend la parole sur le maintien de la sécurité dans le territoire et sur le transfert des pouvoirs. Sylvanus Olympio siège à la même table, pour la All-Ewe Conference.

27 avril 1958 · Tabligbo-Ouest

Élu député

Il obtient 56 % des suffrages. Ce scrutin, supervisé par les Nations unies, porte le Comité de l'unité togolaise au pouvoir.

11 juin 1958 · Assemblée nationale

Agressé devant l'Assemblée

Deux jours après le député Emmanuel Fiawoo, il est agressé devant les locaux de l'Assemblée nationale, pour avoir demandé qu'une date soit fixée à la proclamation de l'indépendance.

27 avril 1960

L'indépendance du Togo

La date qu'il avait réclamée deux ans plus tôt existe enfin.

28 novembre 1975

Sa disparition

Il s'éteint à soixante-cinq ans.

26 avril 2025 · Lomé

L'hommage de la République

Son nom figure parmi les quarante-deux figures de l'indépendance honorées par l'État togolais.

Archives

Les pièces conservées

Ce qui suit provient des archives familiales et d'ouvrages publiés. Rien n'a été reconstitué : ce sont les documents tels qu'ils existent.

Affiche de la première Assemblée représentative du Togo, 1946-1951

La première Assemblée représentative

Territoire du Togo, 1946-1951. Sylvanus Olympio préside ; parmi les honorables députés figure Ayassou Michel.

Affiche officielle

Michel Ayassou en tenue de chef, photographie publiée après les élections de 1958

Le chef, après le scrutin de 1958

La légende d'époque : « M. Michel Ayassou, chef de village de Kouvé, député de Tabligbo-Ouest après les élections du 27 avril 1958. »

Photographie publiée

Mgr Joseph Strebler et des missionnaires reçus à Kouvé par le chef Amouzou Akpo Ayassou

Mgr Strebler à Kouvé

L'archevêque de Lomé, entouré de missionnaires, reçu par le chef Amouzou Akpo Ayassou. Années 1950.

Archives familiales

Page d'ouvrage rapportant les violences de juin 1958 contre les députés Fiawoo et Ayassou

Juin 1958, dans le livre

La page qui rapporte les agressions des 9 et 11 juin 1958, avec les portraits d'Emmanuel Fiawoo et de Michel Ayassou.

Dr Robert Ajavon, Naissance d'un État africain, NEA, Lomé, 1989

Planche généalogique des Agnigbafio de Kouvé-Atchapé

La lignée de Kouvé-Atchapé

La suite des Agnigbafio du village, dont Togbui Ayassou Amouzou.

Archives familiales

Deux hommes en tenue de chasse, une palmeraie en arrière-plan

À la chasse

Une photographie de la vie ordinaire, sans date.

Archives familiales

Kouvé

Le village et la lignée

Kouvé-Atchapé

Kouvé se trouve dans la préfecture de Yoto, au sud-est du Togo, sur la route de Tabligbo. La chefferie s'y transmet de génération en génération.

Michel Amouzou Akpo Ayassou en fut le VIIe Agnigbafio.

Le nom, tel qu'il s'écrit

Les documents l'orthographient de plusieurs façons, toutes justes :

  • Togbui Ayassou Amouzou — le nom de chefferie
  • Ayassou Madji Akpo Michel — sur la photographie publiée
  • Michel Amouzou Akpo Ayassou — sur la liste officielle de 2025

La lignée

La planche conservée dans les archives donne les noms des chefs qui se sont succédé. Cette page sera complétée avec la famille.

Cinquante ans

28 novembre 2025

28 novembre 1975 — 28 novembre 2025

Cinquante ans après sa disparition, les siens et le village de Kouvé se sont souvenus.

Pagne imprimé pour le vingt-cinquième anniversaire

Le pagne du 25e anniversaire

« Ayassou M. Amouzou, feu chef traditionnel de Kouvé — 25e anniversaire ». La famille commémorait déjà, un quart de siècle plus tôt.

Archives familiales

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